LIMBAVotre méthode de langue 100 % audio
Cours de langues›Les adjectifs sont des verbes

Le wolof n’a pas d’adjectifs — il a des verbes d’état

« Être grand » n’est pas un adjectif plus un verbe. C’est un verbe, un seul — et il se comporte comme « manger » ou « partir ».

La première leçon est gratuite sur la plateforme web ou sur l'application mobile — deux abonnements distincts. Les leçons s'écoutent en ligne, et non sur ce site.

Un déplacement de catégorie

Le français distingue nettement deux classes de mots. Les verbes disent ce qu’on fait ; les adjectifs disent comment sont les choses, et ils ont besoin du verbe « être » pour entrer dans une phrase.

Le wolof ne fait pas cette séparation. Ce que nous appellerions un adjectif y est un verbe — un verbe d’état, ou verbe statif. Il ne signifie pas « grand » mais « être grand », et il se construit exactement comme les autres verbes.

Autrement dit, il n’y a pas de verbe « être » à ajouter : il est déjà contenu dans le mot. Une phrase comme « la maison est grande » ne compte, en wolof, qu’un nom et un verbe.

Toutes les conséquences

Ce déplacement de catégorie ne se contente pas de changer une étiquette : il réorganise plusieurs chapitres de la grammaire.

Rien à accorder

Puisque ce sont des verbes, ils ne s’accordent ni en genre — qui n’existe pas — ni en nombre, ni en classe. Toutes nos règles d’accord de l’adjectif n’ont ici aucun objet. Voir l’accord de classe.

Ils prennent les conjugaisons

Un verbe d’état s’emploie avec le parfait, avec les constructions de focus, avec la négation, avec la marque du passé — exactement comme un verbe d’action. « C’est chaud » se dit couramment au focus verbe, pour expliquer ou constater. Voir le focus verbe.

Ils reçoivent les extensions verbales

C’est la conséquence la plus productive. Un verbe d’état peut recevoir un causatif, et l’on obtient « rendre grand », « rendre propre » — ce que le français doit rendre par une périphrase ou un verbe entièrement différent. Voir les causatifs.

Ils peuvent qualifier un nom

Pour dire « la grande maison », le wolof passe par une proposition relative : littéralement « la maison qui est grande ». C’est la construction normale, pas une lourdeur. Voir les relatives.

Ce que cela demande à un francophone

Un réflexe à désinstaller : ne pas chercher le verbe « être ». Un débutant veut traduire « est » et ajoute un mot de trop, ou cherche un verbe qui n’a pas à être là.

Et un réflexe à installer : traiter les qualités comme des actions. Cela paraît étrange en français, où « être rouge » et « courir » semblent appartenir à des mondes différents. Beaucoup de langues ne font pourtant pas cette distinction, et le wolof est de celles-là.

La contrepartie est appréciable : vous n’avez qu’une seule catégorie de mots à apprendre et une seule façon de les employer. Là où le français demande de savoir si un mot est adjectif ou verbe, puis d’appliquer des règles différentes, le wolof applique le même traitement à tout.

Pour comparer, ce que le wolof évite ici est précisément ce qui occupe les grammaires françaises : place de l’adjectif, accord, participe employé comme adjectif, adjectif employé comme nom. Tout cela disparaît.

Un chapitre libérateur. Comprendre que les adjectifs sont des verbes supprime d’un coup plusieurs difficultés attendues. Reste à prendre l’habitude, ce qui vient vite en écoutant. Notre cours de wolof est cent pour cent audio, en leçons de quatorze minutes.

Passez à la pratique

Apprenez à parler la langue wolof

Lire une règle n'a jamais fait parler personne. Quatorze minutes par jour, vous écoutez, vous répétez à voix haute, et la langue s'installe. Vous l'entendrez dans votre bouche avant de savoir nommer la règle qui la gouverne.

  • Leçon 1 gratuiteAucune carte bancaire demandée
  • 9,99 € par moisAnnulable à tout moment
  • 12 languesLe même accès les ouvre toutes
Le cours de wolof →
1 La plateforme web Écouter la leçon 1 → 9,99 € par mois — depuis n'importe quel navigateur, rien à installer
2 Les applications mobiles 9,99 € par mois — iPhone et Android, un seul abonnement pour les deux

Les deux formules sont indépendantes : l'une ne donne pas accès à l'autre. Dans les deux cas, les leçons s'écoutent en ligne.

Questions fréquentes

Le wolof a-t-il des adjectifs ?

Pas au sens français. Ce qui exprime une qualité est un verbe d’état : il ne signifie pas « grand » mais « être grand », et se construit comme n’importe quel verbe.

Faut-il ajouter le verbe « être » ?

Non, il est déjà contenu dans le mot. « La maison est grande » ne compte, en wolof, qu’un nom et un verbe. Chercher à traduire « est » ajoute un mot de trop.

Ces verbes s’accordent-ils ?

Jamais — ni en genre, qui n’existe pas, ni en nombre, ni en classe. Toutes les règles françaises d’accord de l’adjectif n’ont ici aucun objet.

Comment dit-on « la grande maison » ?

Par une proposition relative : littéralement « la maison qui est grande ». C’est la construction normale en wolof, et non une lourdeur.

Apprenez à parler la langue wolof

Plus de 10 000 personnes ont appris avec la méthode LIMBA depuis sa création. 9,99 € par mois, annulable à tout moment. La première leçon reste gratuite, sans carte bancaire. Rappel : les deux formules sont indépendantes l'une de l'autre, et les leçons s'écoutent en ligne.

Formule 1 — En ligne
Plateforme web — 9,99 € par mois

Toutes les langues depuis votre navigateur. Rien à installer. Annulable à tout moment. Ne donne pas accès aux applications mobiles.

Accéder à la plateforme →
Formule 2 — Sur mobile
Applications — 9,99 € par mois

Les mêmes leçons sur iPhone et Android, connexion Internet requise. Annulable à tout moment, depuis les réglages de votre compte App Store ou Google Play. Ne donne pas accès à la plateforme web.