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Cours de langues›L’ordre des mots

L’ordre des mots : proche du nôtre, avec deux inversions

Sujet, verbe, complément — comme en français. Mais tout ce qui accompagne le nom se place derrière lui, et la construction choisie peut tout réorganiser.

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La structure de base

Le wolof construit ses phrases dans l’ordre sujet-verbe-complément. C’est l’ordre du français, et c’est une bonne nouvelle : contrairement au turc ou au japonais, vous n’avez pas à attendre la fin de la phrase pour savoir ce qui se passe.

Deux inversions à retenir, toutes deux dans le groupe nominal.

Le déterminant suit le nom. On dit l’équivalent de « porte la », et non « la porte ». Voir déterminants et distance.

Ce qui qualifie suit également. Puisque les adjectifs sont des verbes, une qualité se rend par une proposition relative, qui se place après le nom. Voir les relatives.

Ce qui bouge vraiment : le focus

L’ordre de base est stable, mais il ne dit pas tout. Le vrai facteur de variation, en wolof, n’est pas la syntaxe libre — c’est le choix de la construction.

Selon que vous employez le parfait, le focus sujet, le focus complément ou le focus verbe, l’élément mis en avant change de position et de traitement. Ce n’est donc pas un déplacement stylistique mais une conséquence grammaticale du choix que vous avez fait. Voir le système de focus.

La conséquence pratique

Un francophone qui veut insister sur un mot a le réflexe de le déplacer ou de l’accentuer. En wolof, ce n’est pas la bonne voie : il faut changer de construction, et la position suivra.

Déplacer un mot sans changer de construction produit une phrase qui peut rester correcte mais dont l’emphase ne passe pas. C’est l’erreur typique de quelqu’un qui transpose ses habitudes françaises.

Où se placent les pronoms

Les pronoms compléments occupent des positions précises, qui varient selon la construction. C’est l’un des points où la mécanique demande de l’attention. Voir les pronoms.

Les positions fixes à mémoriser

1

Le déterminant après le nom

Sans exception. C’est la première habitude à prendre, et elle vient en quelques jours.

2

Le possesseur après le possédé

Comme en français, avec un lien entre les deux. Voir la possession.

3

La relative après le nom

Comme en français également. Le wolof est ici plus proche de nous que de l’anglais ou du turc.

Une remarque pour finir, qui vaut encouragement. L’ordre des mots est l’aspect du wolof qui demande le moins d’adaptation à un francophone. Les difficultés réelles de cette langue sont ailleurs : dans les classes nominales, dans le choix de la construction, dans les oppositions de durée à l’oral.

Autrement dit, si vous avez renoncé à d’autres langues à cause d’une syntaxe déroutante, cet obstacle-là n’existe pas ici. Voir l’ordre des mots en turc pour mesurer l’écart avec une langue où le verbe arrive systématiquement en dernier.

Un chapitre qui se règle vite. Deux inversions à intégrer, et le reste suit votre intuition de francophone. Le temps gagné ici peut servir au système de focus, qui en demande beaucoup plus. Notre cours de wolof est entièrement audio, en leçons de quatorze minutes.

Exercices : l’ordre des mots et ce qui le fait varier

Chaque question porte sur l’ordre de base, sur les deux inversions et sur le rôle de la construction, tels qu’ils sont décrits ci-dessus. Touchez une réponse, puis Correction.

  1. Le wolof construit ses phrases dans l’ordre ___.
  2. Dans une langue comme le turc, le verbe arrive ___.
  3. Grâce à cet ordre, on n’a pas à ___ pour savoir ce qui se passe.
  4. Les deux inversions à retenir se situent toutes deux ___.
  5. Le wolof dit l’équivalent de ___.
  6. Puisque les adjectifs sont des verbes, une qualité se rend par ___.
  7. Cette proposition relative se place ___ le nom.
  8. Le vrai facteur de variation en wolof n’est pas la syntaxe libre mais ___.
  9. Selon la construction employée, l’élément mis en avant change de position et ___.
  10. Ce déplacement est ___.
  11. Pour insister sur un mot, en wolof, il faut ___.
  12. Déplacer un mot sans changer de construction produit une phrase ___.
  13. Les positions des pronoms compléments ___.
  14. Le possesseur se place ___.
  15. Le déterminant suit le nom ___.
  16. Pour la place de la relative, le wolof est plus proche ___.
  17. L’ordre des mots est l’aspect du wolof qui demande ___ d’adaptation à un francophone.
  18. Les difficultés réelles du wolof sont ailleurs : les classes nominales, le choix de la construction et ___.

Toute la grammaire wolof, chapitre par chapitre

Quarante-sept pages qui se répondent — des classes nominales au système de focus, le cœur de la langue. À parcourir dans l’ordre, ou au gré de vos questions.

Passez à la pratique

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Questions fréquentes

Quel est l’ordre des mots en wolof ?

Sujet-verbe-complément, comme en français. Contrairement au turc ou au japonais, vous n’avez pas à attendre la fin de la phrase pour savoir ce qui se passe.

Quelles sont les inversions à retenir ?

Deux, toutes deux dans le groupe nominal : le déterminant suit le nom, et ce qui le qualifie aussi — puisque les qualités se rendent par des propositions relatives.

Comment insister sur un mot ?

En changeant de construction, pas en déplaçant le mot. Le choix entre parfait et focus détermine ce qui est mis en avant ; déplacer un mot sans changer de construction ne produit pas l’emphase voulue.

La syntaxe wolof est-elle difficile ?

C’est l’aspect qui demande le moins d’adaptation à un francophone. Les difficultés réelles sont ailleurs : classes nominales, choix de la construction, oppositions de durée à l’oral.

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