Deux cent quatre-vingt-sept pages, écrites pour des francophones. Gratuites, sans inscription — ce qui s'explique se lit, ce qui s'apprend s'écoute.
La première leçon est gratuite sur la plateforme web ou sur l'application mobile — deux abonnements distincts. Les leçons s'écoutent en ligne, et non sur ce site.
Deux cent quatre-vingt-sept pages, ce n'est pas une masse dans laquelle on se jette. L'ensemble se divise en deux. Cinq langues disposent d'un dossier suivi : le darija algérien et le darija marocain avec quarante-deux chapitres chacun, le turc avec trente-sept, le wolof avec quarante-sept, et le russe avec cent — le plus gros dossier du site. Les autres langues sont représentées par des pages plus ponctuelles, réunies en fin de page.
Un dossier complet n'est pas un empilement de fiches. Les chapitres se répondent : celui qui traite de l'accord renvoie à celui qui traite des classes, celui qui traite du passé renvoie à celui qui traite de l'aspect. Une page de vue d'ensemble ouvre chaque dossier et indique par où entrer.
Rien de tout cela ne demande de compte ni de paiement. Aucun prérequis non plus : ces pages sont écrites pour qui n'a jamais ouvert une grammaire de la langue en question.
Un conseil de lecture. Si vous débutez, ne commencez pas par le premier chapitre venu. Chaque dossier possède une page de vue d'ensemble : lisez-la d'abord, elle vous dira dans quel ordre aborder le reste et ce qui, dans cette langue précise, demande le plus d'attention.
Ces pages sont écrites par Louis-Simon Roy, fondateur de LIMBA. Voir la méthode.
Deux cent soixante-huit pages écrites chapitre par chapitre, cinq langues. Voici ce que chacune demande, avant de vous y engager.
Parlé en Algérie et dans une large diaspora, le darija algérien est une langue de la parole : elle s'écrit peu, et sans orthographe qui fasse consensus — le marocain non plus, du reste. Un francophone y part avec un appui réel, puisque des centaines de mots français y sont pleinement intégrés. L'obstacle est ailleurs : des consonnes de gorge, et des voyelles brèves qui tombent à l'oral.
Parlé au Maroc et dans sa diaspora, le darija marocain passe pour le plus éloigné des parlers arabes du Moyen-Orient, et la réputation est méritée : un fonds arabe, un substrat amazigh qui en a remodelé le rythme et le lexique, des emprunts au français dans tout le pays et à l'espagnol surtout dans le nord. La grammaire, elle, est légère — pas de cas, un seul temps conjugué pour tout le passé. C'est l'oreille qui travaille.
Parlé en Turquie et à Chypre, le turc n'appartient à aucune famille que connaît un francophone : rien de son vocabulaire de base ne vous sera familier. Le reste est d'une régularité peu commune — pas de genre, pas d'article défini, un alphabet latin depuis 1928. En échange, il faut accepter que tout se joue en fin de mot, et que le verbe arrive en dernier.
Parlé au Sénégal, en Gambie et en Mauritanie, le wolof range ses noms en dix classes, marquées non pas sur le nom mais sur un petit mot placé derrière lui ; et ses conjugaisons ne disent pas quand l'action a eu lieu, mais ce que la phrase met en avant. Le verbe, lui, ne se conjugue jamais. Deux appuis toutefois : la langue est sans tons, et son vocabulaire courant compte quantité de mots français.
Le plus gros dossier du site. Le russe demande deux efforts qu'aucune langue latine ne réclame : lire un alphabet nouveau, et accepter que le nom change de forme selon sa fonction dans la phrase — six fois, au singulier comme au pluriel. Le dossier va des sons de la langue à son histoire, en passant par les six cas, l'aspect du verbe et les verbes de mouvement, ces paires qui distinguent aller à pied d'aller en voiture.
Ouvrez la page de vue d'ensemble du dossier qui vous intéresse. Elle vous dit en une lecture ce que la langue exige réellement. Le savoir d'avance ne rend pas la langue plus facile, mais évite de prendre pour un échec personnel ce qui n'est qu'un trait de la langue.
Vous écoutez, une tournure revient, et vous ne voyez pas ce qu'elle fait là. Ouvrez le chapitre qui la traite, lisez-le une fois, puis retournez à l'écoute sans attendre. Dix minutes de lecture ciblée règlent souvent ce sur quoi on butait depuis des semaines.
Hésiter entre deux langues se tranche mieux en lisant qu'en demandant conseil. Comparez ce que chacune réclame : ce qu'il faut réapprendre à entendre, ce qu'il faut retenir par cœur, ce qui se déduit. Vous vous engagez pour des mois ; autant savoir devant quoi.
Une difficulté par langue : celle qui déroute le plus un francophone, et sur laquelle il vaut mieux être prévenu.
À côté du verbe conjugué, le darija algérien dispose d'une forme tirée du verbe qui, elle, ne se conjugue pas : elle se comporte comme un adjectif et s'accorde en genre et en nombre. De rah (aller) vient râyeh, « en train d'aller » — râyha au féminin, râyhin au pluriel. Le français n'a pas d'équivalent direct, et cette forme est partout dans la conversation ordinaire. Le participe actif →
Les parlers du Maghreb ont tous réduit les voyelles brèves de l'arabe classique ; le marocain est allé le plus loin. Là où l'arabe classique dit kataba pour « il a écrit », le marocain dit kteb : trois syllabes n'en font plus qu'une, et il ne reste qu'un e très bref pour la tenir. Transcrits, ces mots ressemblent à des blocs de consonnes ; prononcés, ils coulent. La prononciation →
Geldi : « il est venu, je l'ai vu ». Gelmiş : « il est venu — on me l'a dit, je le déduis, ou je m'en aperçois ». Le turc a deux passés, et choisir l'un ou l'autre dit chaque fois d'où vous tenez votre information. Employer -di partout revient à se déclarer témoin de tout. Le passé rapporté →
Le français met un élément en relief par l'intonation ou par « c'est… que » ; le wolof en fait une conjugaison, et le choix se pose à chaque phrase. Ceeb bi laa lekk signifie « c'est le riz que j'ai mangé » ; Peer moo ko lekk, « c'est Pierre qui l'a mangé ». Le radical lekk ne varie pas : c'est la particule qui désigne ce qui est nouveau, et seul le parfait en na permet de ne rien souligner. Le système de focus →
En français, l'ordre des mots dit qui fait quoi : « Marie lit le livre » et « le livre lit Marie » n'ont pas le même sens. En russe, c'est la terminaison du nom qui le dit, et l'ordre devient libre : Маша читает книгу et Книгу читает Маша signifient la même chose, parce que книгу porte la marque du complément. Les six cas →
Vous cherchez la négation, le pluriel ou l'ordre des mots ? Chaque ligne mène au chapitre correspondant dans les quatre dossiers. C'est aussi le moyen le plus rapide de comparer deux langues avant de choisir.
Le verbe, la phrase, le nom, les mots-outils, les sons et usages, puis le vocabulaire par thème. Chaque page traite un point et s'arrête là.
Le même plan que l'algérien, avec en plus ce qui ne se rencontre qu'au Maroc : le préfixe ka-, dyal, l'héritage amazigh, l'espagnol du nord.
De l'harmonie vocalique aux relatives sans pronom relatif. Deux règles de sonorité gouvernent la langue entière ; presque tout le reste en découle par assemblage.
Des classes nominales au wolof parlé à Dakar. Les cinq pages de fondations portent tout le dossier : les lire dans l'ordre fait gagner du temps.
Cent pages, des sons de la langue à son histoire : l'alphabet, l'accent tonique, les six cas, les déclinaisons, l'aspect, les verbes de mouvement. Exercices corrigés sur chaque page.
Une langue sans conjugaison, sans genre et sans pluriel, où tout se joue dans l'ordre des mots, les tons et les particules. Exercices corrigés sur chaque page.
La langue telle qu'on la parle du Mexique à l'Argentine : ustedes partout, le voseo, et les deux murs du francophone, ser ou estar et le subjonctif.
Ces langues n'ont pas encore de dossier complet ; leurs pages se lisent séparément. Le dernier groupe réunit des pages de curiosité, sans cours correspondant. À l'inverse, l'italien et le mongol n'ont pas encore de page de grammaire, mais leurs cours audio existent.
Parce que la grammaire n'est pas ce qui manque aux apprenants. Ce qui manque, c'est l'oreille — la capacité à reconnaître les sons, à suivre un débit normal, à répondre sans traduire dans sa tête.
Lire qu'une langue place son verbe à la fin ne vous apprendra pas à la comprendre. Mais savoir pourquoi vous butez sur quelque chose accélère beaucoup les choses : on progresse mieux quand on sait ce qu'on est en train d'affronter.
Ces pages servent donc à cela : éclairer ce que l'écoute vous fera rencontrer. Elles ne remplacent pas la pratique, elles la rendent moins opaque.
Lire une règle n'a jamais fait parler personne. Quatorze minutes par jour, vous écoutez, vous répétez à voix haute, et la langue s'installe. Vous l'entendrez dans votre bouche avant de savoir nommer la règle qui la gouverne.
Les deux formules sont indépendantes : l'une ne donne pas accès à l'autre. Dans les deux cas, les leçons s'écoutent en ligne.
Oui, et sans compte à créer. Vous pouvez les lire et y revenir autant de fois que vous le souhaitez. Seuls les cours audio font l'objet d'un abonnement, parce qu'ils apportent ce que la lecture ne donne pas.
Le darija algérien (42 pages), le darija marocain (42), le turc (37), le wolof (47) et le russe (100). Les deux darija comportent en plus un volet de vocabulaire par thème ; le turc, le wolof et le russe sont de la grammaire seule, ce qui rend les nombres de pages moins comparables qu'il n'y paraît. Les autres langues disposent de pages plus ponctuelles, regroupées en fin de page.
Sur les pages de russe, oui : une vingtaine de questions à choix par page, portant sur ce que la page vient d'expliquer, avec un bouton de correction et un bouton pour recommencer. Rien à installer, rien à créer comme compte. Les autres langues en recevront à leur tour.
Si vous débutez dans une langue, prenez la page de vue d'ensemble de son dossier : elle indique par où entrer et ce qui, dans cette langue précise, demande le plus d'attention. Si vous cherchez une réponse sur un point particulier, l'index par notion vous y mène directement.
Parce que ce sont deux choses différentes. Une page vous explique qu'une langue place son verbe en fin de phrase ; elle ne vous apprend pas à suivre cette phrase à vitesse normale, ni à y répondre sans traduire d'abord dans votre tête. Cela s'acquiert par l'oreille et par la répétition à voix haute. Nous ne prétendons pas que lire ces pages suffise à apprendre une langue.
Non. Elles sont écrites pour qui n'a jamais ouvert une grammaire de la langue en question, et n'emploient un terme technique que lorsqu'il n'existe pas de mot courant pour dire la même chose.
Oui. Les quatre dossiers couvrent l'essentiel de la grammaire de leur langue, mais il y reste des trous — aucune page sur les nombres en turc, aucun volet de vocabulaire ni pour le turc ni pour le wolof. Les langues qui n'ont que quelques pages en recevront d'autres, et nous corrigeons les chapitres existants à mesure. Nous n'annonçons pas de date.
Plus de 10 000 personnes ont appris avec la méthode LIMBA depuis sa création. 9,99 € par mois, annulable à tout moment. La première leçon reste gratuite, sans carte bancaire. Rappel : les deux formules sont indépendantes l'une de l'autre, et les leçons s'écoutent en ligne.
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