LIMBAVotre méthode de langue 100 % audio
Cours de langues›Le réversif -i

Le réversif : le suffixe qui retourne l’action

De « fermer », le wolof tire « ouvrir » par un simple suffixe. Deux verbes français sans rapport, un seul mot wolof — et ses deux faces.

La première leçon est gratuite sur la plateforme web ou sur l'application mobile — deux abonnements distincts. Les leçons s'écoutent en ligne, et non sur ce site.

Le mécanisme

Le réversif inverse le sens du verbe : il défait ce que le verbe de base accomplit. Le suffixe est -i, et son application s’accompagne d’une modification de la consonne finale du radical.

L’exemple que citent les descriptions du wolof est parlant : de ub, « fermer », on obtient ubbi, « ouvrir » — avec le doublement de la consonne finale en plus du suffixe.

Cette altération consonantique fait partie du procédé. Ce n’est pas une irrégularité : c’est la marque qu’une opération dérivationnelle a eu lieu. Voir géminées et prénasalisées.

Pourquoi ce procédé est précieux

Il révèle des liens que le français cache

Ouvrir et fermer, attacher et détacher, couvrir et découvrir, plier et déplier : le français exprime certaines de ces paires par une même racine avec un préfixe, mais d’autres par des mots entièrement différents. Le wolof les traite toutes de la même façon.

Autrement dit, la langue rend visible une symétrie que le français dissimule. Là où nous voyons deux verbes, le wolof voit un verbe et son inverse.

Il double votre vocabulaire

Chaque verbe susceptible d’être inversé vous en offre un second gratuitement — à condition de reconnaître le procédé. C’est le même bénéfice que celui des causatifs.

Il ne s’applique pas à tout

Seuls les verbes dont l’action peut logiquement être défaite acceptent ce suffixe. On n’inverse pas « manger » ni « dormir ». La restriction est sémantique, et elle relève du bon sens.

Il faut éviter de le fabriquer

Comme pour les autres extensions, le procédé est productif mais pas libre : certaines formes existent, d’autres non, et le sens obtenu peut s’être spécialisé. Apprenez les paires attestées plutôt que de construire par analogie. Voir les extensions verbales.

La difficulté réelle

Elle n’est pas dans la compréhension du mécanisme, qui s’explique en deux phrases. Elle est dans la reconnaissance à l’oreille.

Un verbe réversif diffère du verbe de base par une syllabe finale et une consonne modifiée. Dans un débit normal, cela passe très vite — et un apprenant qui connaît le verbe de base peut ne pas reconnaître son inverse, ou pire, croire entendre le verbe de base.

C’est une source de contresens réelle, et pas anodine : confondre « ouvrir » et « fermer » dans une instruction pratique a des conséquences. Il vaut donc la peine de travailler spécifiquement ces paires à l’écoute.

S’ajoute une difficulté de forme : le suffixe -i ressemble à d’autres éléments de la langue, notamment à certaines voyelles de déterminants. Le contexte tranche, mais il faut l’avoir intégré. Voir déterminants et distance.

Un chapitre court, à travailler par paires. Apprenez systématiquement le verbe et son réversif ensemble, en les entendant l’un après l’autre jusqu’à ce que l’écart devienne évident. Notre cours de wolof est cent pour cent audio, en leçons de quatorze minutes.

Passez à la pratique

Apprenez à parler la langue wolof

Lire une règle n'a jamais fait parler personne. Quatorze minutes par jour, vous écoutez, vous répétez à voix haute, et la langue s'installe. Vous l'entendrez dans votre bouche avant de savoir nommer la règle qui la gouverne.

  • Leçon 1 gratuiteAucune carte bancaire demandée
  • 9,99 € par moisAnnulable à tout moment
  • 12 languesLe même accès les ouvre toutes
Le cours de wolof →
1 La plateforme web Écouter la leçon 1 → 9,99 € par mois — depuis n'importe quel navigateur, rien à installer
2 Les applications mobiles 9,99 € par mois — iPhone et Android, un seul abonnement pour les deux

Les deux formules sont indépendantes : l'une ne donne pas accès à l'autre. Dans les deux cas, les leçons s'écoutent en ligne.

Questions fréquentes

Que fait le réversif en wolof ?

Il inverse le sens du verbe : il défait ce que le verbe de base accomplit. De ub, « fermer », on obtient ubbi, « ouvrir ».

Pourquoi la consonne finale change-t-elle ?

Parce que l’altération consonantique fait partie du procédé. Ce n’est pas une irrégularité mais la marque qu’une opération dérivationnelle a eu lieu.

Tous les verbes acceptent-ils ce suffixe ?

Non, seulement ceux dont l’action peut logiquement être défaite. On n’inverse ni « manger » ni « dormir » : la restriction est sémantique.

Quelle est la difficulté principale ?

La reconnaissance à l’oreille. Un verbe réversif ne diffère du verbe de base que par une syllabe et une consonne modifiée — et confondre « ouvrir » et « fermer » a des conséquences pratiques.

Apprenez à parler la langue wolof

Plus de 10 000 personnes ont appris avec la méthode LIMBA depuis sa création. 9,99 € par mois, annulable à tout moment. La première leçon reste gratuite, sans carte bancaire. Rappel : les deux formules sont indépendantes l'une de l'autre, et les leçons s'écoutent en ligne.

Formule 1 — En ligne
Plateforme web — 9,99 € par mois

Toutes les langues depuis votre navigateur. Rien à installer. Annulable à tout moment. Ne donne pas accès aux applications mobiles.

Accéder à la plateforme →
Formule 2 — Sur mobile
Applications — 9,99 € par mois

Les mêmes leçons sur iPhone et Android, connexion Internet requise. Annulable à tout moment, depuis les réglages de votre compte App Store ou Google Play. Ne donne pas accès à la plateforme web.