LIMBAVotre méthode de langue 100 % audio
Cours de langues›Bu, şu, o

Bu, şu, o : trois distances, pas deux

Le français dit « ceci » et « cela ». Le turc ajoute un degré intermédiaire — celui de ce qu’on est en train de montrer du doigt.

La première leçon est gratuite sur la plateforme web ou sur l'application mobile — deux abonnements distincts. Les leçons s'écoutent en ligne, et non sur ce site.

Les trois degrés

Bu désigne ce qui est proche de celui qui parle — à portée de main, ou ce dont on vient de parler.

Şu occupe une position intermédiaire, et c’est celle qui n’a pas d’équivalent français. Elle désigne ce qu’on montre, ce vers quoi on attire l’attention, ou ce qu’on s’apprête à dire. C’est le démonstratif du geste.

O désigne ce qui est éloigné, ou ce qui est déjà connu et hors du champ immédiat. C’est aussi — et ce n’est pas un hasard — le pronom de la troisième personne. Le même mot dit « celui-là » et « il ».

Ce qu’il faut comprendre sur şu

C’est le seul des trois qui demande une explication, parce qu’un francophone n’a aucune catégorie mentale pour lui.

Il ne s’agit pas d’une distance moyenne au sens métrique. Il s’agit de l’attention : şu introduit quelque chose dans le champ de la conversation, quelque chose que l’interlocuteur n’avait pas encore en tête.

D’où deux emplois très caractéristiques. Il accompagne le geste — « regarde ça », « prends celui-là » — et il annonce ce qui va être dit : « voici ce que je pense », « écoute bien ceci ».

Une fois la chose introduite, on repasse à bu pour en reparler. Le choix suit donc le déroulement de l’échange, pas seulement la géographie.

Employer le mauvais degré

Cela ne rend pas la phrase incompréhensible, mais produit un léger décalage — comme quelqu’un qui dirait « celui-là » en montrant ce qu’il tient dans la main. C’est une maladresse repérable, sans plus.

Les dérivés

Chacun des trois engendre une famille : un adverbe de lieu — ici, là, là-bas — un adverbe de manière — ainsi, comme ça — et plusieurs mots courants. Apprendre les trois démonstratifs, c’est donc en obtenir une douzaine d’autres gratuitement.

Comment ils se comportent

Devant un nom, ils sont invariables. Ils précèdent le nom, comme les adjectifs, et ne prennent aucun suffixe. Le nom, lui, porte normalement ses cas.

Employés seuls, ils se déclinent. Ils deviennent alors des pronoms à part entière et prennent les cas et le pluriel — avec une particularité : une consonne s’intercale devant les suffixes, ce qui modifie sensiblement leur sonorité.

Ils n’annulent pas l’article. Question sans objet, d’ailleurs, puisque l’article défini n’existe pas. Mais un nom précédé d’un démonstratif est par définition défini : en position de complément, il prendra donc l’accusatif. Voir l’accusatif et la définitude.

Enfin, un usage à connaître : o sert à introduire des propositions entières, dans des tournures qui équivalent à nos « le fait que », « ce que ». Il travaille alors de pair avec les noms verbaux.

Trois mots qui servent dès la première heure. Montrer, désigner, choisir : dans un marché, un restaurant, une boutique, ces trois mots valent à eux seuls cinquante mots de vocabulaire. Notre cours de turc les met en situation dès les premières leçons, en quatorze minutes.

Passez à la pratique

Apprenez à parler la langue turque

Lire une règle n'a jamais fait parler personne. Quatorze minutes par jour, vous écoutez, vous répétez à voix haute, et la langue s'installe. Vous l'entendrez dans votre bouche avant de savoir nommer la règle qui la gouverne.

  • Leçon 1 gratuiteAucune carte bancaire demandée
  • 9,99 € par moisAnnulable à tout moment
  • 12 languesLe même accès les ouvre toutes
Le cours de turc →
1 La plateforme web Écouter la leçon 1 → 9,99 € par mois — depuis n'importe quel navigateur, rien à installer
2 Les applications mobiles 9,99 € par mois — iPhone et Android, un seul abonnement pour les deux

Les deux formules sont indépendantes : l'une ne donne pas accès à l'autre. Dans les deux cas, les leçons s'écoutent en ligne.

Questions fréquentes

Quels sont les démonstratifs turcs ?

Trois : bu pour ce qui est proche, şu pour un degré intermédiaire sans équivalent français, et o pour ce qui est éloigné ou déjà connu.

Quand emploie-t-on şu ?

Pour introduire quelque chose dans le champ de la conversation : ce qu’on montre du doigt, ou ce qu’on s’apprête à dire. Une fois la chose introduite, on repasse à bu.

Les démonstratifs s’accordent-ils ?

Devant un nom, ils sont invariables et ne prennent aucun suffixe. Employés seuls comme pronoms, ils se déclinent, avec une consonne qui s’intercale devant les suffixes.

Pourquoi o signifie-t-il aussi « il » ?

Parce que le démonstratif du lointain et le pronom de la troisième personne sont le même mot. Ce qui est hors du champ immédiat et ce dont on parle se confondent.

Apprenez à parler la langue turque

Plus de 10 000 personnes ont appris avec la méthode LIMBA depuis sa création. 9,99 € par mois, annulable à tout moment. La première leçon reste gratuite, sans carte bancaire. Rappel : les deux formules sont indépendantes l'une de l'autre, et les leçons s'écoutent en ligne.

Formule 1 — En ligne
Plateforme web — 9,99 € par mois

Toutes les langues depuis votre navigateur. Rien à installer. Annulable à tout moment. Ne donne pas accès aux applications mobiles.

Accéder à la plateforme →
Formule 2 — Sur mobile
Applications — 9,99 € par mois

Les mêmes leçons sur iPhone et Android, connexion Internet requise. Annulable à tout moment, depuis les réglages de votre compte App Store ou Google Play. Ne donne pas accès à la plateforme web.