Pas de subjonctif. Pas de concordance des temps. Un mot de liaison, et les deux verbes restent à leur forme ordinaire — c’est tout le chapitre.
La première leçon est gratuite sur la plateforme web ou sur l'application mobile — deux abonnements distincts. Les leçons s'écoutent en ligne, et non sur ce site.
Mettez le son et répétez à voix haute ce que vous entendez. C’est le marocain de tous les jours, dit au rythme où on le parle. Cette page vous explique la règle ; l’enregistrement vous fait parler.
Sur les transcriptions. Le darija marocain n’a pas d’orthographe officielle : les formes écrites ici sont des approximations, et la prononciation varie de Tanger à Marrakech. Voir la prononciation.
Belli introduit ce que le français rend par « que » après un verbe d’opinion ou de déclaration : je pense que, je crois que, il a dit que. Ila introduit la condition, notre « si ». Bash introduit le but, notre « pour que ». Melli introduit le moment, notre « quand ».
S’y ajoutent quelques mots pour la cause, la concession et la comparaison. Au total, une dizaine de mots-outils suffisent à relier n’importe quelles propositions. Voir les prépositions.
Le marocain ne possède pas de mode subjonctif au sens français. Après « il faut que », après « je veux que », après « avant que », le verbe reste à sa forme habituelle. Ce qui s’en rapproche le plus, c’est l’inaccompli employé sans le préfixe ka- — mais il s’agit d’une forme que vous connaissez déjà, pas d’une conjugaison nouvelle.
Le verbe de la subordonnée ne s’ajuste pas à celui de la principale. « Il a dit qu’il viendra » et « il a dit qu’il venait » se construisent identiquement : le second verbe garde la forme qu’il aurait eue en discours direct.
Deux règles françaises dont personne ne se souvient exactement, et qui n’ont aucun équivalent ici.
Le marocain emploie un mot de liaison unique là où le français distingue qui, que, dont, lequel, auquel. Un seul mot, et un pronom de rappel dans la proposition quand la fonction l’exige.
C’est le seul endroit du chapitre qui demande un peu d’attention. Le marocain distingue, par le choix du mot de liaison et par la forme du verbe, la condition réalisable de la condition irréelle — « si tu viens » contre « si tu étais venu ».
Cette distinction existe en français aussi, mais nous la portons dans la conjugaison, par le conditionnel et le plus-que-parfait. Le marocain, qui n’a ni l’un ni l’autre, la porte dans les mots-outils et dans le choix entre accompli et inaccompli.
Pour un francophone, l’effort est donc déplacé, pas augmenté. On cesse de conjuguer et l’on commence à choisir un mot — ce qui est nettement plus facile à automatiser.
Pourquoi ce chapitre compte. Tant qu’on ne relie pas ses propositions, on parle par phrases courtes et juxtaposées. Dix mots de liaison suffisent à passer du niveau « je me débrouille » au niveau « je discute ». Notre cours de darija marocain les fait revenir dans des conversations suivies, en leçons de quatorze minutes.
Quarante-deux pages qui se répondent — la mécanique de la langue d'un côté, le vocabulaire par thème de l'autre. À parcourir dans l'ordre, ou au gré de vos questions.
Lire une règle n'a jamais fait parler personne. Quatorze minutes par jour, vous écoutez, vous répétez à voix haute, et la langue s'installe. Vous l'entendrez dans votre bouche avant de savoir nommer la règle qui la gouverne.
Les deux formules sont indépendantes : l'une ne donne pas accès à l'autre. Dans les deux cas, les leçons s'écoutent en ligne.
Belli pour « que » après un verbe d’opinion, ila pour « si », bash pour « pour que », melli pour « quand ». Une dizaine de mots-outils suffisent à tout relier.
Non, pas au sens français. Après « il faut que » ou « je veux que », le verbe reste à sa forme habituelle — l’inaccompli employé sans le préfixe ka-, une forme que vous connaissez déjà.
Non, la concordance des temps n’existe pas. Le verbe de la subordonnée garde la forme qu’il aurait eue en discours direct.
Un seul mot de liaison remplace nos qui, que, dont, lequel et auquel, avec un pronom de rappel dans la proposition quand la fonction l’exige.
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